Historique

LOCAL 9

Plus de 30 ans d’histoires nous rappellent que la force de la Fraternité nationale des charpentiers-menuisiers, c’est la force de ses membres. Au tout début, l’association ne regroupait que 3800 travailleurs et nous sommes aujourd’hui plus de 20 000.

Au fil du temps, la mobilisation de nos membres a permis de grandes avancées. Ensemble, les travailleurs ont mené des luttes importantes et transformé le milieu de la construction. Nous avons combattu les injustices sociales, les lois répressives, la déréglementation, les salaires à rabais, le travail au noir et nous avons lutté pour garantir une meilleure sécurité pour les travailleurs et les travailleuses.

Les charpentiers-menuisiers peuvent même se faire une fierté d’être aux origines du mouvement syndical québécois. En effet, dès 1834, à l’initiative des charpentiers-menuisiers, le premier ancêtre d’une centrale syndicale au Canada voit le jour. Cette nouvelle association, l’Union des métiers de Montréal, permet de mettre en commun leurs acquis, leur savoir et leur rapport de force.
Aujourd’hui, c’est avec une grande fierté que nous pouvons prendre du recul et porter un regard sur nos années passées.

LOCAL 2366

La Fraternité des poseurs de systèmes intérieurs, revêtements souples et parqueteurs-sableurs est riche de plus de 40 ans d’histoire.
Elle s’est forgée sur la convergence des idées, d’un nombre incalculable de militants qui, à un moment de leur vie, ont décidé qu’ils devaient prendre en main la destinée de leur métier.

Après avoir travaillé à son intégration au sein de La Fraternité, le local 2366 envisage aujourd’hui l’avenir avec enthousiasme. Son défi, pour les prochaines années, sera d’élargir encore davantage ses horizons.

  • Janvier 1966

    feature

    Naissance de la section locale 2366

  • Avril 1969

    La section locale 2366 fusionne avec la section locale 3145, qui regroupe les poseurs de tapis, tuiles de plancher et bois franc. Les bases de la section locale, telle qu’on la connaît présentement, sont alors fondées.
    La vision de la section locale était de regrouper les travailleurs qui exécutaient des tâches connexes aux leurs et la section locale 315 représentant les latteurs répondait à ces critères. Les dirigeants de la section locale 315 étaient réticents à l’idée de se joindre à notre section locale et c’est donc en recrutant les latteurs un à un que le travail débuta.

  • Février 1971

    feature

    La section locale forme un comité de latteurs en leur donnant le mandat de convaincre les latteurs de la section locale 315 de se joindre à nous. Ce fut un travail acharné. Parallèlement, la section locale continue de se donner les moyens pour représenter adéquatement les travailleurs de toutes les régions

  • 1975 – Un geste hautement symbolique

    Suite à un maraudage intensif, Gérard Boutin, directeur de la section locale 315, joint la section locale 2366 et amène avec lui la chartre officielle de la section locale 315 datant de 1909. Le métier de poseur de systèmes intérieurs venait de naître. C’est aussi à ce moment que plusieurs membres des latteurs commencent à s’impliquer dans le développement et la croissance de la section locale. Nos membres participent à des travaux d’envergure qui s’exécutent partout en province, le Stade olympique et ses retombées, les travaux de la Baie James. Parallèlement la Fraternité Unie des Charpentiers-Menuisiers d’Amérique (FUCMA) devient de plus en plus contrôlante.
    La section locale 2366 s’est appliqué à bâtir un local fort, a mis l’emphase sur les services et a amélioré les conditions de ses membres, notamment au niveau salarial et a démontré ses compétences et sa volonté de les représenter.

  • 1981

    Naissance de la Fraternité

  • 1980-1981 – Encore des représailles

    Le comité exécutif fixe la tenue d’Assemblées spéciales dans les régions et recommande à ses membres que, lors du
 vote obligatoire et en conformité avec la loi 109, prévue pour 1981, ils votent FTQ- Construction.
    Depuis lors, nous faisons partie de la grande famille de la FTQ-Construction.
    Les années qui suivirent furent remplies de contestation de l’international et de poursuites, mais la décision était prise. Par la suite, la section locale accrédita plusieurs groupes dont Borden, X-Ception design et igloo, créant ainsi une division «usine».

    Évocation sommaire des années 1980
    Pour nos membres, plusieurs projets leur tiennent à cœur. Ces projets ont été menés à terme à la 
fin des années 1980 et au début des années 1990.
 Que ce soit le programme d’étude du métier de poseur de systèmes intérieurs ou celui de poseur de revêtements souples, dans les deux cas, la section locale fut l’acteur majeur ! Les parqueteurs-sableurs ne furent pas en reste, car c’est grâce au travail acharné de la section locale qu’ils ont obtenu un examen basé sur leur spécialité, leur permettant d’avoir, eux aussi, leur carte de compagnon qui leur soit propre.
    Aux fins de l’histoire, les années 1980 /1990 ont marqué le début de nos actions majeures en vue d’appuyer l’accès à la formation professionnelle pour nos membres.

    Un creux de vague au début des années 1990
    Les années 1990 débutent dans un état de morosité pour notre secteur de l’économie. Cette situation durera plusieurs années. Les grands projets étant terminés, l’industrie de la construction est dans un creux de vague. De plus, le gouvernement en place déréglemente le secteur résidentiel, ce qui n’a rien pour aider.
    Malgré tout, la vie de la section locale continue. Plusieurs manifestations s’organisent pour contrer les lois que nous jugeons néfastes pour le mouvement syndical. Les employés de la section locale tiennent les rênes et, à plusieurs reprises, acceptent de modifier leurs conditions salariales pour aider du mieux qu’ils peuvent en attendant que l’industrie se remette en marche.
    La section locale devient de plus en plus active du côté des accréditations d’usines. Dès le milieu des années 1990, tout se remet tranquillement en marche. La relève au niveau des officiers du 2366 se forme.